Récapitulatif de rapport de recherche : Les perceptions des Autochtones à l’égard de la sécurité pendant la pandémie de COVID-19

En bref

Des études récentes fondées sur des données obtenues par approche participative ont mis en évidence certains des impacts négatifs de la pandémie de COVID 19 chez les Autochtones par rapport au reste de la population. Le rapport examiné ici, intitulé Les perceptions des Autochtones à l’égard de la sécurité pendant la pandémie de COVID-19, porte sur la façon dont les Autochtones perçoivent leur sécurité dans le contexte de la pandémie.

Les chercheuses ont analysé les informations recueillies en avril et mai 2020 à l’occasion de deux initiatives de collecte de données par approche participative. Au total, 2 800 membres des Premières Nations, Métis et Inuits âgés de 15 ans et plus ont répondu à l’un ou l’autre de deux questionnaires en ligne au sujet des répercussions de la pandémie de COVID 19 sur le bien-être des Autochtones, évalué en fonction de leur perception de leur sécurité.

Le présent Récapitulatif de rapport de recherche présente les principales conclusions du rapport. Les résumés de rapports de recherche sont des compte rendus succincts présentés dans un langage accessible.

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Titre du rapport et hyperlien

Les perceptions des Autochtones à l’égard de la sécurité pendant la pandémie de COVID-19

Perceptions of safety of Indigenous people during the COVID-19 pandemic

Auteur.e.s

Paula Arriagada, Tara Hahmann et Vivian O’Donnell, pour Statistique Canada

Date

août 2020

Objet du rapport de recherche

Des études récentes basées sur des données obtenues par approche participative ont révélé certains des effets négatifs de la pandémie de COVID-19 sur les populations autochtones comparativement au reste de la population. Le rapport, intitulé Les perceptions des Autochtones à l’égard de la sécurité pendant la pandémie de COVID-19, offre un aperçu de la façon dont ces populations perçoivent leur sécurité dans le contexte de la pandémie.

Les chercheuses ont analysé les informations recueillies en avril et mai 2020 à l’occasion de deux initiatives de collecte de données selon l’approche participative. Au total, quelque 2 800 membres des Premières Nations, Métis et Inuits âgés de 15 ans et plus ont répondu à l’un ou l’autre de deux questionnaires en ligne au sujet des répercussions de la pandémie de COVID 19 sur le bien-être des Autochtones évalué en fonction de leur perception de leur sécurité.

Il s’agit du cinquième rapport d’une série examinant les difficultés d’ordre économique, social et sanitaire auxquelles sont confrontés les Autochtones dans le contexte de la pandémie de COVID 19. Les quatre premiers rapports de recherche portaient sur 1) les vulnérabilités sanitaires et sociales des communautés rurales éloignées du nord du Canada, 2) les vulnérabilités aux répercussions socio-économiques des mesures anti COVID dans les zones urbaines, 3) la santé mentale, 4) l’impact de ces mesures sur l’emploi, ainsi que leurs répercussions financières.

Inquiétudes quant à l’impact du confinement sur le stress familial

Parmi les participants autochtones, 41 % ont déclaré être « beaucoup » ou « énormément » préoccupés de l’impact du confinement sur les tensions familiales, contre 28 % parmi les non Autochtones. Il est à noter que chez les participants autochtones, les femmes ont été plus nombreuses que les hommes à signaler une telle inquiétude (47 % contre 33 %).

Inquiétudes quant à l’impact des mesures anti COVID 19 sur la violence domestique

Si la plupart des participants autochtones ou non autochtones ont déclaré qu’ils n’étaient « pas du tout » inquiets au sujet de la violence familiale dans leur logement, le sentiment d’inquiétude était davantage présent chez les Autochtones (11 % contre 5 % chez les non Autochtones). Chez les Autochtones, les femmes étaient plus inquiètes que les hommes (13 % contre 9 %).

Sentiment d’insécurité dans le voisinage

On a demandé aux participants s’ils pensaient que la criminalité avait augmenté ou diminué, ou si elle était restée stable dans leur voisinage depuis le début de la pandémie. Dix-sept pour cent des participants autochtones ont été d’avis que la criminalité avait augmenté dans leur voisinage, contre 11 % des participants non autochtones. Aucune différence significative entre les hommes et les femmes n’a été relevée dans les réponses des deux groupes.

On a demandé aux participants s’ils se sentaient en sécurité lorsqu’ils se promenaient seuls dans leur voisinage après la tombée de la nuit. C’est chez les femmes autochtones que le sentiment d’insécurité était le plus fort puisque seules 24 % d’entre elles ont déclaré se sentir très en sécurité dans cette situation, comparativement à 43 % des Autochtones de sexe masculin; chez les participants non autochtones, le sentiment de sécurité était également moindre chez les femmes (30 %) que chez les hommes (49 %).

Harcèlement ou agressions liés à l’origine ethnique ou à la couleur de la peau

Vingt-deux pour cent des participants autochtones avaient le sentiment que les gens sont « souvent » ou « parfois » harcelés ou agressés dans leur voisinage en raison de leur race, de leur origine ethnique ou de la couleur de leur peau. À titre comparatif, 11 % des participants non autochtones avaient ce sentiment. Les différences de perception entre les hommes et les femmes autochtones étaient faibles.

Les participants autochtones sont, grosso modo, deux fois plus nombreux que les non autochtones à recourir à une aide extérieure (police exclue) pour des motifs liés à la criminalité. Parmi les professionnels à qui les participants ont fait appel, les conseillers, psychologues et travailleurs sociaux figuraient au premier plan.

Lieu

Ottawa

Comment se servir de ce rapport

Ce rapport s’adresse aux planificateurs de systèmes, dirigeants d’organismes et prestataires de services qui cherchent à concevoir des programmes de santé mentale pour les clients des Premières nations, Métis et Inuits.

Populations visées

Premières Nations, Métis et Inuits

Mots-clés

Autochtone, Premières Nations, Métis, Inuits, coronavirus, COVID-19, pandémie, perturbation, sécurité, stress, anxiété, sécurité, populations vulnérables, santé mentale, économie

Personnes-ressources

Adresser un courriel à STATCAN [dot] infostats-infostats [dot] STATCAN [at] canada [dot] ca

Langue de publication

anglais et français

Remerciements

La présente activité d’échange de connaissances est soutenue par le Réseau d’échange de données probantes (EENet), qui fait partie du Programme de soutien au système provincial du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH). EENet existe grâce à la contribution financière du ministère de la Santé (MS). Les opinions qui y sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les positions du MS ou de CAMH.